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Le choix de la tranquillité

13 juin 2019

« […] il faut prendre le temps de créer ces occasions pour reconnaitre la chance qu’on a de vivre chacun de ces moments ».

Nous avons rencontré Paul à son camp de trappe isolé dans la forêt du secteur du Lac-Brulé dans la Réserve faunique des Laurentides. Le texte qui suit est un extrait d’une conversation que nous avons échangé avec lui au sujet des générations futures.

Le choix de la tranquillité

« J’aime croire que dans la vie on a toujours le choix et je considère qu’il est très important de respecter les différents choix que les autres font. Plus le temps avance et plus les générations sont vieillissantes […] de moins en moins de jeunes expérimentent pleinement la vie en nature et à mon sens ils sont rapidement trop connectés. Dans un sens leur choix est normal, car ils n’ont jamais réellement eu l’option de vivre et de profiter au maximum des joies de la forêt.

Je crois qu’il faut prendre le temps de leur apprendre et leur transmettre nos connaissances […] si personne ne prend le temps de partager un moment en nature avec eux, jamais ils ne sauront que la forêt, ça sent bon […] quand il mouille et qu’après la pluie, il y a une ambiance et une odeur spéciales ! Et de voir un orignal… wow. C’est certain que ça n’arrive souvent, mais il faut prendre le temps de créer ces occasions pour reconnaitre la chance qu’on a de vivre chacun de ces moments.

Je ne crois pas que c’est réellement possible de créer tous ces moments seul, mais avec d’autres personnes comme leurs amis, leur famille, leur grand-père, leur mère, je suis convaincu qu’ils développeront cette passion que j’ai pour la nature […] et à partir de là, j’ai espoir que beaucoup apprécieraient ces moments précieux et lâcheraient peu à peu leurs appareils électroniques […] et que c’est eux qui demanderaient pour y retourner.

J’aime bien ça venir à mon camp de trappe seul, avec ma conjointe ou avec mes enfants parfois. Ici c’est la tranquillité. Il n’y a pas de voisin […] c’est entouré que par la nature. Ce n’est pas très grand mais c’est chaud ! Il n’y a pas d’électricité, pas de wifi. On a la paix. Les soirs, on se fait des feux et on jase, il n’y a pas de téléphone, pas de télévision, pas de distraction […] on parle de n’importe quoi, on relaxe. On a du plaisir sincère. C’est assez difficile à expliquer, mais ce qui me manquerait le plus de la forêt est sa tranquillité et le sentiment de bien-être que j’y retrouve ».

Tiré du Magazine Hooké no.1, extrait d’entretien avec Paul Cinq-Mars, propos recueillis par Hooké.

Apprenez-en plus sur le secteur du lac brûlé et les vieux chums qui y pêchent.

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